Technologie au travail
La technologie joue un rôle de premier rang dans les différents aspects du secteur forestier. Voici quelques exemples qui démontrent comment la technologie est utilisée afin de mieux gérér nos forêts.
Les systèmes d’information géographique
Les systèmes d'information géographique (SIG) sont des outils informatiques qui permettent la cartographie et l’analyse d’un phénomène géographique qui existe, et des événements qui se produisent sur la Terre. La cartographie et l’analyse géographique ne sont pas des éléments nouveaux, mais le SIG effectue ces tâches plus rapidement et d’un niveau plus poussé que les méthodes manuelles traditionnelles. Ces systèmes permettent aux gestionnaires de territoire d’accéder à des quantités importantes de données et de renseignements auxquels il leur était auparavant impossible d’accéder.
L’information rendue accessible grâce à des outils comme la photogrammétrie (photographies aériennes et autres imageries faites à partir d’avions et de satellites) et la télédétection aide à réaliser la cartographie de vastes zones forestières et aussi à contrôler et à détecter les tendances générales de l’utilisation des forêts et des terres. Les ordinateurs sont beaucoup utilisés, aussi bien au bureau que sur le terrain, pour le stockage, l’extraction et l’analyse de l’information requise pour gérer la forêt et ses ressources. Les SIG peuvent également servir à modéliser divers scénarios de gestion afin d’optimiser les buts sylvicoles.
Les systèmes de géo localisation par GPS
Le GPS (Global positioning system) est un outil fondamental pour les SIG. Les forestiers peuvent déterminer avec plus de précision les données de l’emplacement (latitude, longitude et altitude) qui servent à calculer le volume ligneux, à surveiller les lotissements de bois d’œuvre et à réaliser la cartographie des routes et des caractéristiques de la forêt. Cette donnée, jumelée à d’autres données géographiques, aide les forestiers à gérer avec précision les forêts modernes.
Au moyen d’un récepteur portatif, le GPS profite d’une constellation de 24 satellites qui gravitent autour la Terre en tant que points de référence pour calculer la localisation en trois dimensions et en temps. À tout moment, cette constellation fournit à l’utilisateur entre cinq et huit satellites visibles à partir de n’importe quel point sur la Terre. La technologie GPS pourrait déterminer avec précision votre position dans un centimètre donné.
Les forestiers peuvent télécharger les données recueillies au moyen des récepteurs portatifs GPS dans des bases de données et modéliser des programmes qui les font coïncider à d’autres renseignements du SIG susceptibles d’aider à la planification.
La Télédétection
La télédétection est un moyen d’obtenir de l’information sur la biomasse forestière et les conditions de peuplement sur de vastes zones. Le terme télédétection, parfois connu sous le nom de photogrammétrie, fait allusion à la mesure d’objets sur la Terre sans avoir à les toucher réellement, généralement au moyen d’une sorte de photogramme. La télédétection utilise des photographies aériennes, des images prises par satellites, l’altimétrie laser et le radar. Toutes les méthodes optiques, y compris la photographie aérienne et l’imagerie satellite, sont essentiellement des observations du développement de la surface foliaire, car c’est la composante forestière qui reflète ou absorbe le mieux le rayonnement visible et infrarouge proche.
Les opérations forestières
Les progrès en technologie au cours du siècle dernier ont permis aux techniques de récolte et de façonnage de suivre le rythme de la demande relative aux produits forestiers tout en se conformant aux exigences économiques et écologiques.
Les forestiers doivent se préoccuper de la santé à long terme de la forêt et être capables d’exécuter des pratiques de gestion qui respectent les normes environnementales de même que les buts sociaux et économiques. Afin de rester compétitive, l’industrie doit faire plus avec moins de moyens, augmentant le rendement des terres forestières.
L’activité de récolte et de transport des arbres était autrefois très exigeante en main-d’œuvre, dangereuse et parfois destructive pour les sites. La transformation de billes nécessitait beaucoup plus de main-d’œuvre manuelle, ce qui occasionnait de nombreuses blessures. La construction de routes et certaines techniques de récolte détérioraient l’environnement et causaient des dommages aux arbres résiduels. De nombreuses routes étaient construites pour accéder aux sites, lesquelles contribuaient à l’érosion et à la dégradation des bassins hydrographiques et des habitats. Les anciennes pratiques occasionnaient souvent beaucoup de pertes de bois d’œuvre et des coûts superflus en main-d’œuvre.
La nécessité de résoudre ces problèmes et d’atteindre une meilleure productivité a provoqué l’arrivée de machineries mécanisées de haute technologie pour récolter les arbres dans la forêt. De nos jours, la foresterie ne ressemble en rien à celle d’il y a cent ans. Les propriétaires de forêts et les forestiers ont accès à une mine d’informations sylvicoles qui leur permettent d’élaborer des plans de gestion forestière tenant compte des besoins économiques, sociaux et environnementaux à long terme des peuplements. Par ailleurs, il existe de nombreux outils pour les aider à mettre en œuvre ces plans qui minimisent les impacts environnementaux tout en maintenant l’intégrité des forêts à long terme.
La plupart des opérations de récolte sont désormais mécanisées, exigeant de l’opérateur un niveau supérieur de formation et de compétence, mais fournissant un degré supérieur de confort, de sécurité et de productivité. L’équipement moderne peut maintenant récolter et traiter les arbres en bois courts en un mouvement, économisant du temps de traitement dans les scieries et aidant à conserver la matière organique sur place. Des systèmes informatiques sont intégrés aux systèmes de récolte, permettant une optimisation de la récolte. Les machines en soi sont construites sur mesure et conçues pour être plus polyvalentes et avoir de moins grandes répercussions sur la forêt. La technologie est la clé de la sécurité, de la productivité, des coûts réduits et des techniques respectueuses de l’environnement.
La biotechnologie
La biotechnologie est une composante importante pour aider l’industrie forestière à accroître la productivité des forêts modernes. La durabilité des forêts dépend de la collaboration interdisciplinaire mondiale en matière de techniques sylvicoles et de la recherche continue afin de répondre aux besoins prévus tout en maintenant un écosystème sain. Vu qu’un moins grand nombre de terres forestières publiques sont accessibles à des fins commerciales, il devient de plus en plus important de contribuer à la productivité maximale des forêts commerciales existantes.
La biotechnologie aide l’industrie forestière dans bon nombre de secteurs. La mise en œuvre de la technologie enzymatique dans la fabrication des pâtes et papiers a entraîné des avantages environnementaux. La recherche relative à la génétique des arbres offre la possibilité de répondre aux exigences accrues à l’égard des ressources forestières en développant des arbres plus tolérants aux maladies, aux ravageurs et aux produits chimiques, lesquels ont des répercussions nuisibles sur la santé des forêts.
Le séquençage de l’ADN
Comme c’est le cas avec l’ADN humain, des équipes de recherche mènent des activités pour mettre à jour le code génétique d’essences variées. La génomique forestière façonne rapidement la façon dont nous réalisons un aménagement intensif durable. Il nous aidera à développer le potentiel de la forêt selon la croissance désirée et les caractéristiques voulues pour la qualité du bois, tout en la protégeant des ravageurs et des maladies par le développement d’outils de détection précoce, de diagnostic et de contrôle.
Les logiciels de simulation forestière
L’informatique joue un rôle de premier plan dans la gestion des territoires forestiers. Ainsi, plusieurs programmes informatiques ont été créés pour aider les forestiers à simuler la croissance de la forêt selon les types d’intervention voulue. Ces outils informatiques permettent de déterminer la quantité de bois qui peut être coupée sur un territoire donné en fonction de différentes stratégies d'aménagement.
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